Déclarez votre Amour au Monde Entier

 

  De F_timah pour Abdelghani

 

Page blanche  

 

Page blanche,


Ô toi page blanche,
A qui seule je confie mes peines et mes cris,
Toi qui seule connaît mes sentiments pour lui,
M’entends-tu gémir, pleurer toutes les nuits,
Pour mon amour, mon cœur,pour ‘Abdelghani ?

Page blanche,
Mon cœur se brise et se déchire,
Moi qui croyais que l’amour pouvait redonner vie,
Que de souffrance, terrible cri de désespoir,
Que de larmes versées, sur mes joues venues choir.

Page blanche,
Les jours sont interminables,
Mes nuits, devenues, elles, intolérables,
Aujourd’hui paraît-il devenue méconnaissable,
A l’expression certaine d’un sentiment louable.

Hélas, les jours se passent et se ressemblent,
Sans que malheureusement nous ne soyons ensemble,
Moi sans cesse rêvassant à ce qui pourrait être,
A ce qui entre nous un jour aurait pu naître.

L’appétit paraît-il nous viendrait en mangeant,
De même que le sommeil, il m’a quitté pourtant
A mon comportement je n’ai pu rien saisir,
Pourquoi tant de tourments et autant de soupirs ?

Ainsi s’écoule le temps, paisible, sans nouvelles,
Accroissant ma douleur, m’emportant à bout d’ailes,
Que de supplices, vivre en espérant un signe,
Dans l’espoir que de vous un jour je serais digne.

Mon amour,
Sûrement ne suis-je pas la première
Et très certainement ne serais-je pas la dernière
A vous faire l’aveu de l’ostensible peine
Qui torture mon esprit et mon cœur sans gêne.

Depuis ce jour d’été où l’on s’est rencontré,
Je n’ai jamais vraiment voulu me résigner,
Attendant constamment un de ces rares moments
Où nos chemins se croisent l’espace d’un instant.

Ainsi en a voulu notre Dieu le Très Haut,
Un échange de regards, quelques battements de cœur,
Découvrant malgré moi ce sentiment nouveau,
Mélange de bonheur, de joie et de douleur.

Sans nul doute,
Une question vous taraude au plus profond de vous,
M’avez-vous déjà vu ou me connaissez-vous ?
Du plus profond de moi, j’ose vous répondre,
Qu’assurément je suis, contrairement à tout le monde,

Très peu commune et assez singulière,
Souvent dans la lune, malgré cela très fière.
Peut être bien m’avez vous remarqué,
Peut être bien feignez vous l’ignorer.

Etudiante et accessoirement employée,
Très croyante même si à ce jour non voilée.
Assidue à vos cours tous les samedis matin,
A votre enseignement dispensé avec soin.

Attirée tout d’abord par votre noble prestance,
Etonnée plus encore par votre intelligence,
Dans vos yeux transparaît par Allah la guidance,
S’exprimant sincèrement par cette belle éloquence.

Me détachant du lot avec humilité,
Vous aimer est pour moi en toute sincérité,
Preuve que notre seigneur exauce nos prières,
Nous montrant le chemin de ce qu’il nous faut faire.

Ne sachant pas vraiment comment vous approcher,
Vous envoyer un mail ou venir vous parler,
Vous appeler peut être? Un coup de téléphone?
Rien de cela à mon cœur ne semble être idée bonne.

Je puis vous avouer, malgré tout, volontiers,
Le fond de ma pensée, toute ma vérité,
A tourner la page, j’avais bien commencé,
Par ce doux sentiment je fus rattrapée ;

Ce noble sentiment profond et sincère,
Qui me laisse, il est vrai, un immense goût amer,
L’impossibilité d’un bout de chemin ensemble,
Si ce n’est cela l’amour alors ça y ressemble.

En somme, il faudrait avouer aux gens amoureux,
Que l’amour ne nous rend jamais vraiment heureux,
Aimer dans l’illégalité est chose insensée,
Aimer dans l’espérance c’est mille souffrances.

Page blanche,
Comment oublier celui qu’on aime ?
Sans par cela ne ressentir de peine ?
Mes yeux à force de pleurer, devenus torrents,
Mes pensées, elles, sont, devenues tourments.

N’en pouvant plus de supporter tant de chagrin,
Ma décision de prendre mon courage à deux mains,
Vous dire que je vous aime, vous déclarer ma flamme,
Musulmanne certes je suis mais avant tout une femme.

N’attendant rien de vous, ni amour, ni rancune,
Par cette déclaration, sans prétention aucune,
Mon seul souhait est que mon amour vous sachiez,
Et que par là, ma peine, je puisse soulager.

Je m’en remets au Très Haut, au Miséricordieux,
Qu’il m’accorde sa grâce, un peu de sa clémence,
Ô Allah exaucez-moi, je vous en prie, Ô mon Dieu,
Je ne puis supporter davantage cette souffrance.

Ô Page blanche, je ne peux plus l’aimer,
Une année que je souffre, qu’au fond de moi j’espère,
Aidez-moi à vous oublier et à vous effacer,
Dieu seul m’en est témoin, je ne sais plus que faire.

Finalement,
A quoi bon vous aimer ? Pour être rejetée ?
L’amour serait-il donc devenu trompeur ?
J’ai appris récemment que vous étiez marié,
Ô ‘Abdelghani, j’ai si mal à mon cœur.





Fâtimah.



































 

 
 

Déclaration d'Amour
faite le 02/02/2009 à 23:52:18 (GOUSSAINVILLE - )

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